Le 18 mars marque la Journée mondiale du recyclage. Une journée pour rappeler l’urgence de réduire nos déchets et de repenser nos modes de consommation. Mais il existe encore des angles morts majeurs dans nos politiques de recyclage.
En Bretagne, par exemple, il n’existe toujours pas de véritable filière structurée pour le recyclage ou le réemploi du matériel médical, notamment des aides techniques : fauteuils roulants, déambulateurs, lits médicalisés, béquilles, sièges de douche…
Chaque année, des milliers de ces équipements, souvent encore fonctionnels, finissent stockés dans des caves, jetés, ou envoyés à la déchetterie.
Un gaspillage écologique… et une aberration sociale.

Ces dispositifs contiennent pourtant des matériaux recyclables (métaux, plastiques techniques).

Ils pourraient aussi être réemployés pour des personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie qui peinent à accéder à ces équipements.
Alors que l’économie circulaire est devenue un objectif national, comment expliquer qu’une région engagée comme la Bretagne ne dispose toujours pas d’une filière claire pour ces équipements essentiels ?
Recycler, ce n’est pas seulement trier ses emballages.
C’est aussi refuser le gaspillage de ressources et permettre un accès plus juste aux équipements essentiels.

En cette Journée mondiale du recyclage, ouvrons enfin le débat :
que fait-on du matériel médical dont nous n’avons plus besoin ?
Parce qu’une vraie politique de recyclage ne doit oublier personne.